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Je viens de revoir phone game (pour la 3ème fois), c'est l'un de mes thrillers favoris. pourtant je ne suis pas fan de Joel Schumacher, ni de Colin Farrell (je n'ai pas apprécié leur collaboration dans Tigerland). Pourtant ce film les fait remonter dans mon estime (même si cela à peu d'importance pour eux...).
Stu (Colin Farrell) est un salaud, c'est normal il est attaché de presse à New York, comment peut-on être autre chose qu'un salaud dans cette ville avec un ce type de job. Donc Stu est un salaud un vrai, un pur, un homme quoi: c'est un branleur (adepte des costumes italiens), c'est un menteur, il agit que par intérets bref c'est l'ami idéal. De plus il veut tromper sa femme, c'est pour ça que tous les jours il se rend dans la même cabine téléphonique (pour éviter que ça femme regarde ses appels sur son portable) pour appeler sa maitresse (enfin c'est pas vraiment sa maitresse car il n'est pas encore passé à l'acte). Seulement voila cette fois un sniper (l'un des rôles les plus ingrat de l'histoire du cinéma, une simple voix off) le tient dans son viseur et il ne le lachera pas tant qu'il n'aura pas révélé au monde son vrai visage.
la grande force de Phone game c'est son scénario, il est très simple (un homme dans une cabine et un sniper), donc tout l'intéret du film réside dans sa réalisation qui réussie le tour de force de clouer le spectateur dans son fauteuil pendant près d'une heure. En effet on se sent comme un badaud qui suit la scène en temps réel, nous aussi on veut savoir si Stu va mourrir, sauf que l'on sait pourquoi il est cloué dans cette cabine, on sait que c'est un salaud et rien n'est plus magnifique qu'un duel entre salauds car tous les coups sont possibles. Et c'est ce qui se passe dans ce film, on veut absolument savoir la fin(qui est dans un style que j'adore...) voir si Stu, qui est finalement attachant, va s'en sortir.
C'est la troisième fois que je regarde ce film, mais je prend toujours autant de plaisir à le voir car même si l'on connait l'intrigue (que je trouve géniale), la réalisation grandiose est un plaisir à elle seule. Schumacher enchaine les plans multiples (pour suivre les différents protagonistes), les gros plans sur Colin Farrell qui se démène pour gagner ce jeu sadique. Colin Farrell justement est éblouissant dans son costume sombre et sa chemise framboise, il devient un homme sous nos yeux, il affronte ses peurs, se découvre pour mieux vaincre. La musique sert très justement l'action et quand arrive le générique on sait que l'on n'utilisera jamais les téléphones publiques à New York.